samedi 4 février 2012


REGAGNER L'ESTIME DE SOI



Vous les connaissez, ces petites phrases : « Je n'en suis pas capable », « Je ne vais jamais y arriver », « A quoi espèce que je sers ? »

Ces remarques qui naissent toutes seules finissent par nous autodétruire...

Attention ! C'est la pente savonneuse du manque d'estime de soi. Prenez les choses en main et partez à la conquête de l'estime de vous-même.


La pyramide des besoins de l'être humain, élaborée par Abraham Maslow, montre que l'estime de soi vient juste après la satisfaction de nos besoins de survie élémentaire (alimentation, sécurité et appartenance à un groupe). Reprendre le contrôle de son estime de soi est la première étape vers la reconquête de la confiance en soi, puis de l'affirmation de soi. Pour cela, retournez à la source : vous-même !


Votre place est au centre de votre monde


Avoir conscience de son importance constitue une clé de l'estime de soi. En fait, si vous vous critiquez, c'est principalement parce que vous n'avez pas conscience de votre propre valeur. Oui, vous êtes unique et vous apportez votre participation personnelle à la construction du monde! Pour vous en convaincre, pensez aux grandes stars quotidiennement traquées par les paparazzi. Lorsqu'on leur demande ce qu'elles aimeraient changer dans leur vie, elles sont nombreuses répondre qu'elles rêvent de sortir incognito, d'acheter leur baguette au coin de la rue et de vivre une vie authentique. La popularité ou le succès d'une personne ne détermine pas sa valeur


La vraie richesse de la vie, c'est d'exister dans son propre monde, d'être reconnu pour ce que l'on est véritablement dans cette proximité «banale» de tous les jours, que l'on soit Madonna ou Tartempion!


Pouvez-vous dire : Oui je sais qui je suis ?


Connaissez-vous vos qualités, vos peurs, vos désirs ? Probablement pas ! Depuis votre plus tendre enfance, on vous a sans doute aidé à identifier vos moindres défauts. Mais avez-vous appris à vous comprendre, à vous apprivoiser, à vous « re-connaître ? »


Répondez à la question : « Qui suis-je ? », puis énumérez tous les adjectifs qui vous qualifient : appliqué, enjoué, têtu, décisionnaire, enthousiaste, perfectionniste …


Ensuite :


  • Installez-vous confortablement et pensez à l'une de vos qualités ; par exemple, «je suis organisé » ;


  • Souvenez-vous d'une situation lors de laquelle vous avez utilisé ce trait de caractère : « J'ai bluffé tout le monde à la réunion lorsque je leur ai distribué mes plannings ».

    Prenez le temps de la visualiser, de la ressentir


  • Dites tout haut : « Je peux compter sur mon sens de l'organisation. »


Appliquez cet exercice à au moins trois de vos qualités. Et rappelez-vous que chaque événement de votre existence, aussi petit soit-il, vous offre la possibilité de tirer le meilleur parti de vos atouts !


SOYEZ VOTRE AMI


Qui ne s'est jamais comparé aux autres, ne s'est jamais dévalorisé ou critiqué ? Vous savez, ces affreux et récurrents dialogues intérieurs complètement démoralisants. Vous pensez que c'est incontrôlable ? Il n'en est rien, rassurez-vous ! Reconnaissez et acceptez ce qui vous appartient : vos pensées, qu'elles soient positives ou négatives, vos sentiments, vos comportements, vos erreurs, vos réussites. Soyez bienveillant, traitez-vous avec respect, cessez de vous critiquer.


C'est en s'estimant soi même que l'on gagne l'estime des autres !!!


Prenez du recul, par exemple, ce n'est pas pare que vous avez perdu un fichier que vous êtes nul ! Perdre un fichier est un fait. Penser que vous êtes nul constitue un jugement sur vous-même. Mettez en place une barrière de filtrage.

Quand un commentaire négatif surgit, bloquez-le et interrogez vous : « Pourquoi est-ce que je pense ça ? Ouest-ce que cette situation m'apprend sur moi ? »

Vous allez peut-être découvrir que vous n'êtes pas assez organisé, ou qu'un autre problème à régler en urgence vous perturbe !

Vous allez faire émerger des axes de progrès. C'est une chance pour vous : au lieu de vous critiquer, vous avez la possibilité de vous améliorer !


Améliorez votre relation aux autres


Avez-vous tendance à utiliser un mode de pensée binaire


« avec/contre, bien/mal, tout/rien » ,


Vous vivez sans doute dans la pensée « divissante », l'une des conséquences du manque d'estime de soi.


Faites d'abord la paix dans v otre espace intérieur en l'imaginant comme une maison, désormais paisible, confortable et sûre. Tout ce qui meuble cette maison représente l'intégrité de votre personne. Les fenêtres sont fermées, la porte vérouillée, et vous seul pouvez y accéder. Les autres sont à l'extérieur et vous pouvez désormais les y accueillir tout en vous sentant en sécurité avec vous-même !


Alors les filles on tente !!!


A suivre

jeudi 2 février 2012

FEMME SOUMISE

Femme Aimer,
Femme Emprisonner,
Interdit De Sortir,
Ni Même De Vivre Sans Lui,

Les Ami(e)s Faut Qu'elle Oublie,
Et Surtout Ne Rien Dire, Ni Réagir,
Souffrir En Silence,
Et Continuer A L'aimer Tendrement,

Il La Fait Souffrir,
Sans Même Réagir,
Il Continue A L'étouffer,
Sans Voir Ou Cela Va Les Mener,

Amoureuse Elle Est,
Heureuse Qu'a Moitié,
Condamné A Oublier Son Passé ...
Femme Soumise Elle Est ...


Larme de peine

larme de haine
toi qui est si présente
toi qui me hantes

Mal au cœur
Mal de vivre
Peines et douleurs
Ne font que me faire souffrir...


Je n'expliquerai par les raisons de cette tristesse...

Mais demain sera un jour meilleur : "Optimistique-moi"...


La tristesse se définit comme une Souffrance morale, la mélancolie... C'est un sentiment humain désagréable provoqué par un désquilibre du bien-être moral.


Les synonymes de la tristesse :

abattement, accablement, affliction, amertume, angoisse, bourdon, cafard, chagrin, désenchantement, désespoir, deuil, douleur, grisaille, lassitude, mélancolie, morosité, nostalgie, serrement de coeur.


Je viens vers vous car je n'ai plus personne avec qui partager mes soucis, je n'ai plus d'amies,ni de famille, je vis avec mon mari.

J'ai fais des études brillantes grace à l'aide et soutien de mes parents, puis je me suis mariée, en pensant que moi et mon mari on sera des amis, on s'entraidera. Je me suis rendu compte que c'est toujours la loi de la soumission qui existe, alors que pour lui parcequ'il est l'homme.
Si je hausse ma voix c'est que je suis mal elevée et qu'il va me taper un jour, et si il hausse lui la voix c'est qu'il faut que je me taise et que je baisse les yeux.

il me critique souvant sur mon physique, mon âge, mais il ne me demande pas si je vais bien...

Je pensais qu'en épousant plus que moi nous partagerions pleins de choses, et que mon physique c'est du passé car il m'a déja choisi, pourquoi évoquer tout le temps mon âge, mon manque d'éducation féminine, mes défauts ?
3eiax8eh
Aucun etre humain ne devrait etre soumis, meme un enfant merite l'écoute et le respect.

On a dit souvant à la femme de patienter, d'écouter des mots blessants et ne rien dire car elle n'a pas les moyens pour vivre ailleurs (elle ne travaille pas) ou pour les enfants, moi je ne suis dans aucun cas,mais je n'aimerai pas apporter de la tristesse à ma famille, le divorce pour la raison "je ne me sens pas respecté" n'est pas valable dans la société.

Maintenant, je n'aimerai pas vivre dans les remords, réfléchir au passé et me dire que je me suis précipité... Ce qui est fait est fait, je réfléchis à des moyens pour améliorer ma vie et me sentir mieux, en tissant des amitiés avec des personnes de bonne volonté en associations d'entraide.

lundi 3 août 2009




CARINE DORDANSPORTIVE ARTISTE PEINTRE


Lors de mon premier cours de fitness au sein du Club Aquaforma 66, devenu actuellement « Welcome Fitness », j'attendais les adhérents, en m'imprégnant de l'atmosphère de la salle. Habituée aux pratiquants parisiens exigeant perfection, rapidité et efficacité en un minimum de temps, j'étais curieuse de découvrir les demandes des adhérents de notre région.


La première personne arrivée dans la salle de cours collectif fut Carine Dordan, elle était aussi lumineuse qu'un rayon de soleil. Nous avons immédiatement sympathisé.


Je l'ai tout de suite aimée.


Au fil du temps, j'ai découvert une femme simple, avenante, franche, volontaire.


J'ai également apprécié son humour et sa bonne humeur. Assidue à mes cours, l'élève dépassait le professeur ....


Lorsque j'ai monté l'Association « FITNESS POUR TOUS » elle a accepté de devenir la Présidente sans l'ombre d'une hésitation.


J'aime de tout cœur Carine Dordan, elle est l'exemple d'une sportive de haut niveau (Marathon de New-York, et j'en passe) intelligente, cultivée, et Artiste peintre.


CLIVAGE FITNESS ET CULTURE


Nombreuses sont les personnes issues du milieu culturel de Perpignan qui pensent que les sportifs, « n'ont rien dans le cerveau ». Ils ironisent, ignorent ou pire méprisent et dédaignent le Fitness. (Qu'ils ne connaissent nullement, d'ailleurs) Pensant détenir la « science infuse » dans les domaines culturels et artistiques.


Ces élites intellectuelles et culturelles ignorent pour commencer le niveau d'études générales imposées aux Educateurs sportifs et la volonté de ceux qui pratiquent un sport. Ces derniers doivent faire preuve de volonté, de persévérance, de force mentale, d'ouverture d'esprit et de curiosité. Beaucoup de sportifs de haut niveau font preuve d'un parcours tout aussi exceptionnel dans d'autres domaines (Yannick Noah/chanson, Eric Cantona/cinéma, Alain Calmat/Chirurgie, Politique, Arnold Swarzzenegger/Cinéma, Homme d'affaire, Politique, etc....)


Etrangement, je ne connais pas d'exemple inverse. Etonnant, non ?Les personnes qui se prennent pour une élite quelconque, sont sans doute excellentes dans leurs domaines, mais seulement dans leurs domaines...


C'est pourquoi, je tiens à vous présenter Carine, sportive de haut niveau, marathonienne, sportive accomplie, qui nous offre des peintures vivantes, expressives, et qui lui ressemblent tant.


CARINE DORDAN UNE FEMME LUMINEUSE


En peu de temps, Carine DORDAN s'est affirmée par sa créativité, sa touche faite de couleur, de sensualité, d'équilibre, de formes, où la référence au réel n'est jamais synonyme d'imitation ou de carcan, mais fête où l'œil se régale de ce qu'il voit.Elle passe son enfance en pays catalan, à Perpignan.


Très tôt, son goût de l'art se nourrit de voyages... Mais goût pour un art vivant qui s'ancre dans le quotidien et l'illumine... Puis elle prend plaisir à faire des études : école Sup de Co et Master, où le goût pour le marketing, la création et l'élaboration est omniprésent. Elle fera ses classes comme Responsable Marketing, jusqu'à exploser d'ennui et envoyer tout balader, c'était en 2004.Donc une première carrière professionnelle qui semble l'éloigner de l'art. Semble seulement, car elle continue à peindre et à se forger une personnalité artistique.Ses toiles, réalisées uniquement à l'acrylique, au couteau, en larges touches, tout en épaisseur, puisent leur inspiration dans la luminosité de la vie quotidienne, les couleurs chaudes et les paysages variés du pays catalan.Les formes et les sujets contemporains sont traités avec des couleurs toujours vives, éclatantes, acidulées et provocantes, laissant s'échapper une folle énergie.


Pour elle, l'art doit sortir des musées et des expositions pour uniques initiés et investir le quotidien.Il est rare qu'un travail pictural ressemble autant à la personnalité de son auteur. Avec Carine DORDAN, pas d'ambiguïté, elle peints comme elle vit. Et on est loin des états d'âmes torturés, des fêlures intérieures, des questions existentielles et des doutes invalidants.Carine DORDAN revendique une peinture décorative, sans complexe, où explose la notion de plaisir et de fête.


Alors, ses natures mortes et ses paysages rivalisent d'éclat.


[Biography Document - Carine Dordan - 3K - Publié le 3 mars 2007]


PRESSE


« L'INDEPENDANT »


« LES FRIANDISES PICTURALES DE CARINE DORDAN »


Lumineuse et gaie, la peinture de Carine Dordan ricoche sur les cimaises de la galerie de l'office du Tourisme. L'artiste catalane, dont le travail a longtemps été confiné dans son atelier, multiplie désormais les expositions dans le département et bien au-delà. Si ses œuvres, natures mortes ou paysages empruntent des formats très varié elles répondent toujours à l'appel de la lumière.


Avec pour transmetteurs kaléidoscopiques, des couleurs vives, criardes parfois violentes et explosives et parfaitement assumées par l'artiste. « Je fais de la peinture décorative. Alors oui, il ya de la couleur, à l'image de mon univers et à mon image » Sourit Carine Dordan. Pas de psychanalyse sur toile donc, les œuvres exposées se revendiquent légères et accessibles. Comme des friandises picturales.





htmlhttp://www.artcatalogne.com/site/vente/carinedourdan.php

Blog :





dimanche 24 mai 2009

LIVRES


J’HABITE EN BAS DE CHEZ VOUS




Le livre commence par le chapitre « La rue, plutôt que les coups » : le ton est donné.


Ensuite, flashback sur l’enfance ; d’abord placée en nourrice, Brigitte est récupérée ensuite par ses parents, et battue par sa mère : c’est l’enfant de la honte, une enfant non désirée.


Au décès de son père, elle quitte sa mère : « J’étais à la rue, pour la première fois. ». Elle est aidée par un ami de son père, et travaille, se reconstruit ; mais va rencontrer Marc, qui la trompe outrageusement, l’exploite, dilapide toutes ses économies et la bat…


« L’histoire se répète. J’ai 43 ans, je suis à la rue. Et cette fois-ci personne ne va venir me sauver ».


La rue, Brigitte va y vivre durant deux ans ; le statut d’S.D.F., elle va l’assumer avec courage, se battre obstinément, tout tenter pour s’en sortir : « la rue, comme l’alcool, mène à la solitude. » Les structures existantes ne pourront pas grand-chose pour elle et elle pose les questions : « les professionnels du social ne sont-ils pas résignés à ce que les femmes aussi crèvent dans la rue ?


Sont-ils blasés ou débordés à ce point ? Peut-être, mais alors c’être, mais alors c’est la France qui va vraiment mal… Ou bien c’est le système qui est pourri, et j’aimerais que l’on m’explique pourquoi. »


ET C’EST GRACE A DES ASSOCIATIFS, DES BENEVOLES, DES GENS COMME NOUS, QUE BRIGITTE S’EN EST SORTIE.


Ce livre « interpelle », car il est d’une brûlante actualité. De plus il est écrit de façon simple, directe ; jamais de dramatisation facile : les violons au placard ! On entre dans l’intimité d’une personne qui a un jour été happée par la rue, sans rien avoir fait pour ça.


Quand j’ai fini ce livre, je me suis rendue compte qu’en réalité je ne l’avais pas vraiment fini…
… D’une part, mon regard ne peut plus être le même sur les gens de la rue : « Il n’y a pas que des marginaux dans la rue, Il y a beaucoup de gens, à qui le ciel est tombé sur la tête. Devant un sans-abri, je m’arrête toujours, même si je ne peux rien lui donner. Je ne le rejette pas. Je ne le renie pas. Dire bonjour, serrer la main, ne pas hésiter à le regarder dans les yeux : c’est une forme de respect. »


… D’autre part, je suis restée, je reste avec une amie, Brigitte, une amie forçant l’admiration, qui n’a eu de cesse le souci de garder sa dignité dans cette descente aux enfers : refus catégorique de la saleté, de l’alcool, de la drogue… Quelle volonté de vivre libre !


Je voudrais lui confier la conclusion de ce petit article, qui est aussi la conclusion de son livre : ce sont je crois des mots qui nous touchent doublement :

« Je ne veux pas totalement oublier la rue. Le froid, la crasse, le mépris : ces mauvais souvenirs, ce seront mes warnings à moi. Ils me permettront à l’avenir de rester sur mes gardes. Ils m’empêcheront, je l’espère pour toujours, de faire le mauvais choix. Car je sais que ça peut encore m’arriver. Je sais d’expérience que l’on peut avoir des papiers en règle, un travail, des amis, une famille, et se retrouver à dormir dehors.


Je ne suis pas à l’abri.


Vous non plus ».



A Philippe, SDF, et Michel qui ont trouvé un peu de chaleur humaine auprès des associations.
J’habite en bas de chez vous
de Brigitte
Prix éditeur : 18.9 euros - Prix alapage.com : 17.95 euros
ISBN : 9782915056518


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Résumé du livre :


Brigitte est née dans le
Loir-et-Cher il y a quarante-cinq ans. Enfant non désiré d'une mère qui la place dès sa naissance chez une nourrice, elle retrouvera quelques années plus tard sa famille biologique, mais sera toujours l'enfant de trop. Elle passe un CAP de comptabilité de son club de gym. Bien vite ils s'installent ensemble et Brigitte tombe sous la coupe tyrannique d'un homme, son homme ; humiliations, coups, isolement, viols, tromperies. Brigitte part un soir, affolée, sans argent, sans vêtements de rechange, pour échapper à la violence de Marc. Et c'est la rue. A 43 ans. Elle y restera 2 ans. Elle n'a plus d'amis et ne trouve aucune aide. La rue devient son territoire. Au milieu de toutes celles et de tous ceux que l'on appelle les SDF, elle doit lutter contre le froid, contre la faim, contre les ravages de l'alcool et de la drogue. Il lui faut rester propre. Cacher sa féminité, s'enlaidir pour éviter la violence des autres hommes et des autres femmes, car la rue est violente. Avec un autre SDF, elle forme un drôle de couple, deux marginaux qui tentent de ne jamais sombrer tout à fait ; ils sont tour à tour rejetés ou aidés. Ils croisent des travailleurs sociaux, des policiers formidables, d'autres cruels, et bien sûr d'autres SDF, bons ou mauvais. Jusqu'à son retour à la vie.

La critique EVENE.fr

Début 2007, un sondage révèle que plus d’un Français sur trois redoute finir SDF du jour au lendemain. Ancré dans l’actualité, ‘J’habite en bas de chez vous’ va au-delà du témoignage bouleversant. Loin d’être racoleur, le livre raconte la réalité brute de ces milliers de personnes que l’on croise tous les jours sans voir dans le métro, sur les escaliers, devant les boutiques chic, au coin de l’immeuble. Au début on tourne les premières pages un peu gêné, mais très vite on veut savoir, on veut comprendre les causes et les effets de cette condition. Ecrit dans un style simple et sans concessions, Brigitte, ex Sans Domicile Fixe, raconte sa descente aux enfers. Bien sûr, il y a déjà un terreau favorable : enfance malheureuse, manque d’amour, compagnon violent. Là, Brigitte raconte en détail sa condition de femme SDF. La crasse, la faim, l’absence de sommeil, le dégoût de soi, l’insécurité, les assistantes sociales parfois formidables, parfois exécrables, le monde de la rue où règne la loi du plus fort. Bien sûr, on pourrait dire “Oh ! mais il y a notre système social avec ses aides qui est un des meilleurs du monde !” et se retourner au chaud, sous sa couette, l’esprit tranquille. Mais Brigitte fait tomber toutes nos illusions de brave citoyen en décortiquant son combat pour retrouver un emploi, un logement, sachant que l’auteur a eu la force de ne sombrer ni dans l’alcoolisme ni dans la drogue, et de s’apercevoir que s’en sortir est très loin d’être simple. ‘J’habite en bas de chez vous’, c’est aussi aller à la rencontre de ceux que l’on évite, par politique de l’autruche ou par pudeur, et de savoir ce qui se passe dans leur tête quand nous défilons habillés, chaussés, ventre et vie sociale bien remplis. C’est apprendre aussi qu’un sourire, un brin de causette peuvent changer leur journée, pas seulement la pièce que l’on jette. On referme le livre marqué par les mots de Brigitte mais dubitatifs sur l’efficacité de notre système social.
Marie-Pierre Créon

L’AVIS DES LECTEURS :


Avis de Magalila :


C'est ma fille âgée d'à peine 17 ans qui m'a fait connaître ce livre et je l'en remercie. Le témoignage de Brigitte est poignant. J'ai été bouleversée par sa vie, par tout ce qu'elle a enduré sans jamais baisser les bras. C'est une grande leçon de courage qu'elle nous donne. On ne sort pas indemne d'une lecture comme celle-ci.

LA REVUE DE PRESSE :


20 Minutes - L.L. (31 janvier 2007)


Ce témoignage bouleversant est à lire absolument. Mais attention : vous n'en sortirez pas indemne, vous ne pourrez plus passer devant un
SDF abrité sous des cartons et dire : 'Je ne savais pas'. Car ce livre nous montre ce que nous voulons ignorer : personne n'est à l'abri de la rue.
Le Parisien - Vincent Mongaillard (24 Janvier 2007)
Brigitte est 'tombée dans la rue en un quart d'heure'. Elle a mis deux ans pour en sortir. Elle veut être aujourd'hui la voix des 22.000 silencieuses de l'
Hexagone : 'Tout est pire, dit-elle, quand on est une femme dans la rue.'
Les extraits de "J’habite en bas de chez vous" :

La première phrase :
Si je ne pars pas tout de suite, c'en sera fini de moi.

Morceau choisi :
Une cabine téléphonique, plantée au beau milieu d'une rue commerçante. Les voitures klaxonnent, coincées dans l'embouteillage de la fin de journée. Je pianote le numéro de Guillaume. - Allô ? C'est moi, c'est Brigitte ; - Mais où es-tu ? Ça fait quinze jours que je passe devant chez toi, les volets sont fermés... Je suis à Marseille. J'ai quitté Paris pour repartir de zéro. Je n'ai plus de passé. Que Guillaume ne s'inquiète pas s'il [... ]
- chapitre : Paris-Marseille - page : 55 - éditeur : OH ! - date d'édition : 2007 -

A lire absolument, un livre très touchant, une belle leçon de vie, et un beau témoignage.

samedi 16 mai 2009

LES BLUFFEUSES MODE D'EMPLOI




Culottées, arracheuses, sans complexes ni remords, elles n’ont pas leur pareil pour nous en mettre plein la vue. Leur devise : « Ca passe, ou ça casse ! ». Et, le plus souvent ça passe. Au boulot, en amour, ou en ville. Pour les reconnaître, les court-circuiter ou les imiter, il faut mettre le paquet.
On a toutes rêvé de tenter un super coup de bluff.

Pour se faire mousser, pour jouer une dernière carte, pour pimenter une vie un peu terne ou pour prendre du galon. Et puis, on a laissé tomber. Trop risqué, pas raisonnable.
Mais quand d’autres montent au créneau et décrochent la timbale, on ressent un méchante pointe d’envie au creux de l’estomac. Et un sérieux sentiment d’injustice. Parce qu’au fond de nous, on restait naïvement persuadée que notre mérite serait récompensé en temps et en heure. Fadaises.
Il peut être temps de réviser nos valeurs. Et s’il n’est pas question de virer à la garce esbroufeuse, on peut quand même forcer la main à son destin pour ne pas faire tapisserie à vie. Dans « La stratégie de l’audace », de Kate White, édition J. C. Lattès, l’auteur explique que les filles bien, celles qui suivent sagement les règles du jeu, voient tous les wagons de la réussite leur passer sous le nez. Contrairement aux « gusty girls », les culottées, qui d’audaces en audaces, font banco partout.

Les 1O tactiques de bases de la bluffeuse :

· On enfreint les règles établies
· On se fixe un objectif unique, clair et défini
· On ne se perd pas dans les détails
· On ne cherche pas à faire l’unanimité
· On marche et on parle comme une gagnante
· On demande exactement ce dont on a besoin
· On fait face au danger
· On suit ses intuitions, les vraies les profondes, celles qu’ on mettrait notre main au feu,
· On prend des risques avec discernement
· On garde à l’esprit que le pour être efficace, le bluff doit juste servir de starter, pas plus.

Démasquer une bluffeuse, rien de plus facile. Et quand elle nous fait méchamment de l’ombre, que ses ficelles sont énormes, ses références très ordinaires et sa réputation un brin douteuse, il ne faut pas supporter ça et passer à l’offensive sans hésiter.

Il faut toujours exiger des précisions. « Il s’appelle comment déjà l’aéroport à Zanzibar ? »

On doit devancer son bluff on la parodiant en public : « Allez, soit sympa, raconte nous la fois ou tu as glissé sur Nicolas Cage en sortant de ta douche. »

On se fait les ongles, on repousse les cuticules, on passe une base durcissante, suive de trois couches de vernis laqué. Ensuite on souffle bien fort pendant qu’elle monologue.

On lui passe de la pommade exagérément « Non, c’est pas vrai ! Sacrée Zaza... »