dimanche 24 mai 2009

LIVRES


J’HABITE EN BAS DE CHEZ VOUS




Le livre commence par le chapitre « La rue, plutôt que les coups » : le ton est donné.


Ensuite, flashback sur l’enfance ; d’abord placée en nourrice, Brigitte est récupérée ensuite par ses parents, et battue par sa mère : c’est l’enfant de la honte, une enfant non désirée.


Au décès de son père, elle quitte sa mère : « J’étais à la rue, pour la première fois. ». Elle est aidée par un ami de son père, et travaille, se reconstruit ; mais va rencontrer Marc, qui la trompe outrageusement, l’exploite, dilapide toutes ses économies et la bat…


« L’histoire se répète. J’ai 43 ans, je suis à la rue. Et cette fois-ci personne ne va venir me sauver ».


La rue, Brigitte va y vivre durant deux ans ; le statut d’S.D.F., elle va l’assumer avec courage, se battre obstinément, tout tenter pour s’en sortir : « la rue, comme l’alcool, mène à la solitude. » Les structures existantes ne pourront pas grand-chose pour elle et elle pose les questions : « les professionnels du social ne sont-ils pas résignés à ce que les femmes aussi crèvent dans la rue ?


Sont-ils blasés ou débordés à ce point ? Peut-être, mais alors c’être, mais alors c’est la France qui va vraiment mal… Ou bien c’est le système qui est pourri, et j’aimerais que l’on m’explique pourquoi. »


ET C’EST GRACE A DES ASSOCIATIFS, DES BENEVOLES, DES GENS COMME NOUS, QUE BRIGITTE S’EN EST SORTIE.


Ce livre « interpelle », car il est d’une brûlante actualité. De plus il est écrit de façon simple, directe ; jamais de dramatisation facile : les violons au placard ! On entre dans l’intimité d’une personne qui a un jour été happée par la rue, sans rien avoir fait pour ça.


Quand j’ai fini ce livre, je me suis rendue compte qu’en réalité je ne l’avais pas vraiment fini…
… D’une part, mon regard ne peut plus être le même sur les gens de la rue : « Il n’y a pas que des marginaux dans la rue, Il y a beaucoup de gens, à qui le ciel est tombé sur la tête. Devant un sans-abri, je m’arrête toujours, même si je ne peux rien lui donner. Je ne le rejette pas. Je ne le renie pas. Dire bonjour, serrer la main, ne pas hésiter à le regarder dans les yeux : c’est une forme de respect. »


… D’autre part, je suis restée, je reste avec une amie, Brigitte, une amie forçant l’admiration, qui n’a eu de cesse le souci de garder sa dignité dans cette descente aux enfers : refus catégorique de la saleté, de l’alcool, de la drogue… Quelle volonté de vivre libre !


Je voudrais lui confier la conclusion de ce petit article, qui est aussi la conclusion de son livre : ce sont je crois des mots qui nous touchent doublement :

« Je ne veux pas totalement oublier la rue. Le froid, la crasse, le mépris : ces mauvais souvenirs, ce seront mes warnings à moi. Ils me permettront à l’avenir de rester sur mes gardes. Ils m’empêcheront, je l’espère pour toujours, de faire le mauvais choix. Car je sais que ça peut encore m’arriver. Je sais d’expérience que l’on peut avoir des papiers en règle, un travail, des amis, une famille, et se retrouver à dormir dehors.


Je ne suis pas à l’abri.


Vous non plus ».



A Philippe, SDF, et Michel qui ont trouvé un peu de chaleur humaine auprès des associations.
J’habite en bas de chez vous
de Brigitte
Prix éditeur : 18.9 euros - Prix alapage.com : 17.95 euros
ISBN : 9782915056518


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Résumé du livre :


Brigitte est née dans le
Loir-et-Cher il y a quarante-cinq ans. Enfant non désiré d'une mère qui la place dès sa naissance chez une nourrice, elle retrouvera quelques années plus tard sa famille biologique, mais sera toujours l'enfant de trop. Elle passe un CAP de comptabilité de son club de gym. Bien vite ils s'installent ensemble et Brigitte tombe sous la coupe tyrannique d'un homme, son homme ; humiliations, coups, isolement, viols, tromperies. Brigitte part un soir, affolée, sans argent, sans vêtements de rechange, pour échapper à la violence de Marc. Et c'est la rue. A 43 ans. Elle y restera 2 ans. Elle n'a plus d'amis et ne trouve aucune aide. La rue devient son territoire. Au milieu de toutes celles et de tous ceux que l'on appelle les SDF, elle doit lutter contre le froid, contre la faim, contre les ravages de l'alcool et de la drogue. Il lui faut rester propre. Cacher sa féminité, s'enlaidir pour éviter la violence des autres hommes et des autres femmes, car la rue est violente. Avec un autre SDF, elle forme un drôle de couple, deux marginaux qui tentent de ne jamais sombrer tout à fait ; ils sont tour à tour rejetés ou aidés. Ils croisent des travailleurs sociaux, des policiers formidables, d'autres cruels, et bien sûr d'autres SDF, bons ou mauvais. Jusqu'à son retour à la vie.

La critique EVENE.fr

Début 2007, un sondage révèle que plus d’un Français sur trois redoute finir SDF du jour au lendemain. Ancré dans l’actualité, ‘J’habite en bas de chez vous’ va au-delà du témoignage bouleversant. Loin d’être racoleur, le livre raconte la réalité brute de ces milliers de personnes que l’on croise tous les jours sans voir dans le métro, sur les escaliers, devant les boutiques chic, au coin de l’immeuble. Au début on tourne les premières pages un peu gêné, mais très vite on veut savoir, on veut comprendre les causes et les effets de cette condition. Ecrit dans un style simple et sans concessions, Brigitte, ex Sans Domicile Fixe, raconte sa descente aux enfers. Bien sûr, il y a déjà un terreau favorable : enfance malheureuse, manque d’amour, compagnon violent. Là, Brigitte raconte en détail sa condition de femme SDF. La crasse, la faim, l’absence de sommeil, le dégoût de soi, l’insécurité, les assistantes sociales parfois formidables, parfois exécrables, le monde de la rue où règne la loi du plus fort. Bien sûr, on pourrait dire “Oh ! mais il y a notre système social avec ses aides qui est un des meilleurs du monde !” et se retourner au chaud, sous sa couette, l’esprit tranquille. Mais Brigitte fait tomber toutes nos illusions de brave citoyen en décortiquant son combat pour retrouver un emploi, un logement, sachant que l’auteur a eu la force de ne sombrer ni dans l’alcoolisme ni dans la drogue, et de s’apercevoir que s’en sortir est très loin d’être simple. ‘J’habite en bas de chez vous’, c’est aussi aller à la rencontre de ceux que l’on évite, par politique de l’autruche ou par pudeur, et de savoir ce qui se passe dans leur tête quand nous défilons habillés, chaussés, ventre et vie sociale bien remplis. C’est apprendre aussi qu’un sourire, un brin de causette peuvent changer leur journée, pas seulement la pièce que l’on jette. On referme le livre marqué par les mots de Brigitte mais dubitatifs sur l’efficacité de notre système social.
Marie-Pierre Créon

L’AVIS DES LECTEURS :


Avis de Magalila :


C'est ma fille âgée d'à peine 17 ans qui m'a fait connaître ce livre et je l'en remercie. Le témoignage de Brigitte est poignant. J'ai été bouleversée par sa vie, par tout ce qu'elle a enduré sans jamais baisser les bras. C'est une grande leçon de courage qu'elle nous donne. On ne sort pas indemne d'une lecture comme celle-ci.

LA REVUE DE PRESSE :


20 Minutes - L.L. (31 janvier 2007)


Ce témoignage bouleversant est à lire absolument. Mais attention : vous n'en sortirez pas indemne, vous ne pourrez plus passer devant un
SDF abrité sous des cartons et dire : 'Je ne savais pas'. Car ce livre nous montre ce que nous voulons ignorer : personne n'est à l'abri de la rue.
Le Parisien - Vincent Mongaillard (24 Janvier 2007)
Brigitte est 'tombée dans la rue en un quart d'heure'. Elle a mis deux ans pour en sortir. Elle veut être aujourd'hui la voix des 22.000 silencieuses de l'
Hexagone : 'Tout est pire, dit-elle, quand on est une femme dans la rue.'
Les extraits de "J’habite en bas de chez vous" :

La première phrase :
Si je ne pars pas tout de suite, c'en sera fini de moi.

Morceau choisi :
Une cabine téléphonique, plantée au beau milieu d'une rue commerçante. Les voitures klaxonnent, coincées dans l'embouteillage de la fin de journée. Je pianote le numéro de Guillaume. - Allô ? C'est moi, c'est Brigitte ; - Mais où es-tu ? Ça fait quinze jours que je passe devant chez toi, les volets sont fermés... Je suis à Marseille. J'ai quitté Paris pour repartir de zéro. Je n'ai plus de passé. Que Guillaume ne s'inquiète pas s'il [... ]
- chapitre : Paris-Marseille - page : 55 - éditeur : OH ! - date d'édition : 2007 -

A lire absolument, un livre très touchant, une belle leçon de vie, et un beau témoignage.

samedi 16 mai 2009

LES BLUFFEUSES MODE D'EMPLOI




Culottées, arracheuses, sans complexes ni remords, elles n’ont pas leur pareil pour nous en mettre plein la vue. Leur devise : « Ca passe, ou ça casse ! ». Et, le plus souvent ça passe. Au boulot, en amour, ou en ville. Pour les reconnaître, les court-circuiter ou les imiter, il faut mettre le paquet.
On a toutes rêvé de tenter un super coup de bluff.

Pour se faire mousser, pour jouer une dernière carte, pour pimenter une vie un peu terne ou pour prendre du galon. Et puis, on a laissé tomber. Trop risqué, pas raisonnable.
Mais quand d’autres montent au créneau et décrochent la timbale, on ressent un méchante pointe d’envie au creux de l’estomac. Et un sérieux sentiment d’injustice. Parce qu’au fond de nous, on restait naïvement persuadée que notre mérite serait récompensé en temps et en heure. Fadaises.
Il peut être temps de réviser nos valeurs. Et s’il n’est pas question de virer à la garce esbroufeuse, on peut quand même forcer la main à son destin pour ne pas faire tapisserie à vie. Dans « La stratégie de l’audace », de Kate White, édition J. C. Lattès, l’auteur explique que les filles bien, celles qui suivent sagement les règles du jeu, voient tous les wagons de la réussite leur passer sous le nez. Contrairement aux « gusty girls », les culottées, qui d’audaces en audaces, font banco partout.

Les 1O tactiques de bases de la bluffeuse :

· On enfreint les règles établies
· On se fixe un objectif unique, clair et défini
· On ne se perd pas dans les détails
· On ne cherche pas à faire l’unanimité
· On marche et on parle comme une gagnante
· On demande exactement ce dont on a besoin
· On fait face au danger
· On suit ses intuitions, les vraies les profondes, celles qu’ on mettrait notre main au feu,
· On prend des risques avec discernement
· On garde à l’esprit que le pour être efficace, le bluff doit juste servir de starter, pas plus.

Démasquer une bluffeuse, rien de plus facile. Et quand elle nous fait méchamment de l’ombre, que ses ficelles sont énormes, ses références très ordinaires et sa réputation un brin douteuse, il ne faut pas supporter ça et passer à l’offensive sans hésiter.

Il faut toujours exiger des précisions. « Il s’appelle comment déjà l’aéroport à Zanzibar ? »

On doit devancer son bluff on la parodiant en public : « Allez, soit sympa, raconte nous la fois ou tu as glissé sur Nicolas Cage en sortant de ta douche. »

On se fait les ongles, on repousse les cuticules, on passe une base durcissante, suive de trois couches de vernis laqué. Ensuite on souffle bien fort pendant qu’elle monologue.

On lui passe de la pommade exagérément « Non, c’est pas vrai ! Sacrée Zaza... »

lundi 11 mai 2009

TROP DE FEMMES VIOLEES



MIEUX VIVRE DOIT EN PARLER !

Ce blog réservé aux femmes surtout, je l'ai voulu pour que nous ne nous sentions plus ni isolées, ni incomprises, et surtout pour que vous vous exprimiez !!!

Je ne souhaite pas parler de ma vie mais simplement je sais que le viol peut détruire toute notre vie, notre vision sur les hommes sur l'amour et surtout sur nous mêmes...

Peut-être moins les jeunes femmes d'aujourd'hui...qui ont tant d'associations pour s'exprimer, et en parler ! Mais celles nées avant ou la femme qui avait subi un viol devenait la coupable, la sale, la honteuse...

Il faut aujourd'hui en 2009 que nous les femmes n'ayons plus peur !

Ce ne sont pas nous les « déchets » mais ceux qui ont osé nous mettre un cutter ou autre sur le visage et nous prendre et nous prendre et nous humilier au plus haut point.

Il faut aujourd'hui ne pas avoir peur, ne pas écouter sa culture, ses parents et porter plainte !

Car ces hommes qui auront détruit votre féminité voire votre vie, eux, vivront tranquillement avec femme et enfants...

IMPUNIS !

NON !

Ils vous auront détruit votre image de vous, votre féminité, votre sexualité, et eux, continueront à vivre zen ! (en bon pères de famille....)

Je ne demande pas à la justice de les punir, je ne suis pas rancunière ...

Parce qu'eux-mêmes étaient simplement de pauvres mecs en détresse...

Ce sont eux « les merdes » pas nous les femmes !

Mais leurs femmes doivent savoir...

Un acte ! Un sursis ! Une mise en garde !

Le meilleur film que je vous conseille : « Les accusées » avec Jodie Foster,

Pourquoi une femme n'aurait – elle pas le droit de mettre une mini jupe ....

C'est quoi ce monde....

Non je demande simplement à toutes les femmes qui ont subie un viol – voire une obligation non désirée... De dénoncer cet acte !!!

Cela a sans doute toujours existé, mais maintenant nous les femmes devons réagir parce que nous en avons les moyens

Le viol est un acte sexuel imposé par une contrainte physique ou psychologique.

C'est une agression sexuelle impliquant spécifiquement une pénétration sexuelle, vaginale, anale ou orale ou pénétration par la main ou un objet.

Le viol constitue un crime dans la plupart des législations ; la tromperie ou le dol constituent en général, comme la violence, un élément appréciateur du viol. En France, le criminel s'expose à une peine allant de 15 ans de prison ferme jusqu'à la prison à perpétuité, tandis qu'aux États-Unis la peine de mort peut être prononcée par le tribunal en cas de viol sur mineur.

Le viol est aujourd'hui désapprouvé dans la plupart des sociétés mais ce n'a pas été toujours le cas et il existe toujours des sociétés où il est toléré, voire non juridiquement défini. Le viol est un crime fréquent et sa prévention comme sa répression connaissent des difficultés dans tous les pays.

Le viol en droit :

Dans de nombreux pays, le statut juridique du viol et le traitement que la justice réserve aux victimes a évolué notamment grâce aux féministes.

Les viols échappent dans certains pays à tout contrôle et toute sanction : la législation est souvent imparfaite et parfois inexistante. Seuls 16 pays ont des lois faisant spécifiquement référence aux agressions sexuelles. Mais même avec une législation adéquate, aucun pays n'applique la loi en totalité (UNIFEM, Nations unies, 2003).

Certains États ne considèrent pas que le viol puisse exister entre époux. Alors que certaines civilisations ou religions considèrent que la femme doit être soumise sexuellement à son époux, la législation ou la jurisprudence de certains pays admettent l'accusation de viol d'une femme par son mari. Le viol conjugal est reconnu comme une infraction à part entière dans 51 pays. En France, le « devoir conjugal » a été aboli en 1990 et le viol entre conjoints est condamnable depuis 1992.

La plupart des juridictions considèrent qu'un(e) mineur(e) en dessous d'un certain âge, la majorité sexuelle, ne peut valablement consentir à un rapport sexuel : c'est ainsi qu'en France, la législation interdit les rapports sexuels avec un mineur de moins de 15 ans. Dans d'autres États, la limite d'âge est supérieure comme par exemple dix-huit ans.

Le viol est, dans la plupart des juridictions, un crime défini comme relation sexuelle ou pénétration sans consentement valide des deux parties. Dans certaines juridictions, le viol est défini par une pénétration de l'anus ou du vagin par un pénis, tandis que dans d'autres juridictions, la pénétration que ce soit du vagin ou de l'anus n'ont pas besoin d'un pénis : un doigt ou un godemichet suffisent. Certaines juridictions étendent la définition du viol pour inclure d'autres activités sexuelles sans consentement valide, incluant la fellation, le cunnilingus et la masturbation. L'absence de consentement valide ne signifie pas nécessairement que la victime a explicitement refusé de donner son consentement; généralement le consentement est considéré invalide :

quand le consentement a été obtenu par la force physique, menace ou pression, ou

quand le consentement a été donné par une personne dont l'âge était en dessous de la maturité sexuelle, ou

par une personne intoxiquée par des drogues ou de l'alcool, ou

par une personne mentalement déficiente.

Quand l'acte sexuel implique une personne dont l'âge est en dessous de la maturité sexuelle, le crime est nommé "viol" même si certaines juridictions utilisent l'expression « acte sexuel non autorisé par la loi » pour éviter le terme puissant de viol.

Législation françaiseViol

Territoire d'application France

Classification Crime

Réclusion

de 15 ans à perpétuité

Prescription

10 ans

Compétence Cour d'assises

Depuis 1980, la loi française apporte une définition précise du viol, qui est un crime passible de quinze ans de réclusion criminelle. L'article L.222-23 du Code pénal dispose que : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise, est un viol ».

C'est la « pénétration sexuelle » qui distingue le viol des autres agressions sexuelles.

« de quelque nature qu'il soit » : ceci désigne toute pénétration sexuelle, qu'elle soit vaginale, anale (sodomie) ou orale (fellation), ou par la main ou des objets.

« commis sur la personne d'autrui » : ceci désigne soit une femme, soit un homme, soit un enfant (fille ou garçon), que la victime soit connue ou inconnue de l'agresseur (ce dernier peut être extérieur à la famille ou lui appartenir).

« par violence, contrainte, menace ou surprise » : ceci désigne les moyens employés par l'agresseur pour imposer sa volonté, au mépris du refus ou de l'âge de la victime. C'est le non-consentement qui caractérise le viol.

La qualité d'ascendant légitime ou de personne ayant autorité constituent des circonstances aggravantes. Toute relation sexuelle est un délit dès lors que la victime est un(e) mineur(e) de 15 ans.

Depuis 1992, la qualité de conjoint est retenue comme circonstance aggravante en cas de violences conjugales, et la jurisprudence reconnaît le viol conjugal.

Selon l'article article L.222-24 du Code pénal, le viol est puni de vingt ans de réclusion criminelle dans les cas où il :

A entraîné une mutilation ou une infirmité permanente ;

Est commis sur un mineur de quinze ans ;

Est commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de l'auteur ;

Est commis par un ascendant légitime, naturel ou adoptif, ou par toute autre personne ayant autorité sur la victime ;

Est commis par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions ;

Est commis par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice ;

Est commis avec usage ou menace d'une arme ;

A pour victime une personne mise en contact avec l'auteur des faits grâce à l'utilisation, pour la diffusion de messages à destination d'un public non déterminé, d'un réseau de télécommunications ;

A été commis à raison de l'orientation sexuelle de la victime ;

Est commis en concours avec un ou plusieurs autres viols commis sur d'autres victimes ;

Est commis par le conjoint ou le concubin de la victime ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité ;

Est commis par une personne agissant en état d'ivresse manifeste ou sous l'emprise manifeste de produits stupéfiants.

Le viol est puni de trente de réclusion lorsqu'il a entraîné la mort de la victime sans intention de la donner (la peine ne pouvant dépasser vingt ans que pour être de trente ans).

Le viol est puni de la perpétuité lorsqu'il est commis avec de la torture ou des actes barbarie.

Le viol est puni de trente de réclusion lorsqu'il est commis par une personne déja condamnée pour un crime ou un délit puni de 10 ans de prison et de la perpétuité s'il s'agit d'un viol aggravé.

La définition comme « pénétration » fait l'objet de contestations[Qui ?] car elle exclut du champ du viol les attouchements et les caresses sans pénétration, qui peuvent constituer pour les victimes une atteinte tout aussi grave.

Législation suisse :

Selon le Code pénal suisse, le viol, à l'article 190, ne peut être commis que sur une personne de sexe féminin et doit consister en l'acte sexuel au sens strict. La peine est la réclusion pour 10 ans au maximum et de trois ans au moins en cas de circonstances aggravantes. L'article 189 prévoit la même peine et s'applique aux actes analogues à l'acte sexuel, dont le viol masculin tandis que l'article 187 s'applique aux actes commis sur des mineurs de seize ans.

A noter que la sodomie tomberait sous le coup de l'article 189, si l'on en croit la jurisprudence de la cour suprême suisse.

Le viol entre époux est poursuivi d'office depuis le 1er avril 2004 ; auparavant, l'infraction n'était poursuivie que sur plainte.

Statistiques :

D'une façon générale, on dispose de peu de données statistiques sur cette criminalité qui n'est étudiée que depuis quelques dizaines d'années. Le Canada et les autres pays qui poursuivent avec le plus de succès les criminels sexuels semblent avoir le plus fort taux de violeurs, tandis que les pays où le viol est généralement ignoré par la société ne tiennent aucun compte de cette criminalité. De même, les chiffres sur les fausses accusations de viols varient beaucoup selon les sources. De 2%, selon les organisations féministes à 80%, selon certaines enquêtes américaines.

Le FBI Uniform Crime Reports (UCR), 1996, montre que 8% d'accusations de viol sont éprouvés fausses, mais ça n'inclut pas les situations où les accusateurs refusent de coopérer avec la police. [2] Une enquête véritablement sérieuse sur le sujet, date de 1994 aux États-Unis. Eugene J. Kanin aurait aboutit après 9 ans (1978-1987) à un chiffre de 41% (avec des variations de 25% à 85% selon la date). Ce chiffre n'inclut que les accusations reconnues fausses par les accusateurs eux-mêmes, ce qui laisse à penser que le véritable chiffre pourrait être plus élevé. Cependant, cette étude a été critiquée et des organisations qui travaillent avec les victimes de violences sexuelles ont accusé la police dans la petite ville où Kanin a fait son enquête d'utiliser le polygraphe pour intimider les victimes et de refuser d'enquêter certaines réclamations.

Une proportion élevée de viols ne sont jamais comptabilisés dans les statistiques puisque non juridiquement reconnus dans le pays du crime, et aussi très souvent parce qu'il est difficile pour les victimes de porter l'accusation.

A travers le monde :

En moyenne dans le monde, près d'une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de son existence6.

En Arabie saoudite, les auteurs d'un viol sont passibles de la peine de mort7. Le 22 novembre 2007, une chiite violée par sept hommes près de Qatif a été condamnée par un tribunal à recevoir 200 coups de fouet et à 6 mois de prison7.

En Afrique du Sud, 147 femmes sont violées chaque jour8. Le taux de condamnation pour viol reste bas, de 7 % en moyenne. Un tiers du nombre de viols estimés aurait été signalé en 20039.

11,6 % des Canadiennes disent avoir été victimes de violence sexuelle de la part de non-partenaires dans leur vie10. Par ailleurs, une campagne associative déclare qu'une femme sur trois sera agressée sexuellement durant sa vie11.

Aux États-Unis, en 2004-2005, 64 080 personnes ont été victimes d'un viol, 51 500 d'une tentative de viol12,13, soit une personne toutes les deux minutes et demi12 ; 50 % viols déclarés ont été commis au domicile de la victime. Seules 41 % des viols sont signalés à la police12. Le nombre de viols diminue de façon continue depuis plusieurs années14 : le taux est passé de 2,8 pour mille personnes de plus de 12 ans en 1979 à environ pour 0,8 mille en 200412. Entre 1993 et 2005, les viols ou tentative de viol ont diminué de 68 % aux États-Unis13.

Au Pakistan, la loi religieuse, introduite par la junte en 1979, en vigueur jusqu'en 2006, fixait que le viol devait être attesté par quatre témoins masculins, sans quoi la plaignante pouvait être poursuivie pour relation extra-conjugale, désormais, la preuve du viol se fera sur la base d'expertises médicales et d'une enquête sur les circonstances.15.

En Turquie, 35,6 % des femmes subissent des viols conjugaux parfois, et 16,3% souvent 16.


Le viol est un phénomène de société considérable dont l'ampleur commence à être reconnue. On ne dispose de données chiffrées officielles que depuis l'enquête nationale menée en 1999 (ENVEFF)17. Selon Amnesty International, 50 000 à 90 000 femmes ont été violées en France18.

96 % des auteurs de viol sont de sexe masculin et 91 % des victimes sont de sexe féminin (statistiques concordantes du Ministère de la Justice et du CFCV, Collectif Féministe Contre le Viol). Cependant on ignore le nombre réel de victimes de sexe masculin, les hommes révélant rarement ces crimes.

Selon les statistiques de la permanence téléphonique nationale Viols Femmes Informations :

74 % des viols sont commis par une personne connue de la victime ;

25 % des viols sont commis par un membre de la famille ;

57 % des viols sont commis sur des personnes mineures (filles et garçons) ;

49 % des viols sont commis sans aucune violence physique ;

67 % des viols ont lieu au domicile (de la victime ou de l'agresseur) ;

45 % des viols sont commis de jour.

Les statistiques du Ministère de la Justice ne sont pas révélatrices de l'ampleur du phénomène, puisqu'elles ne prennent en compte que les viols faisant l'objet d'un procès sous cette qualification (il arrive aussi que la justice qualifie un viol, qui est un crime, comme délit d'« agression sexuelle » afin qu'il soit jugé en correctionnelle donc sans jury, et non devant les assises). Or seul 1 viol sur 11 fait l'objet d'une plainte (ENVEFF). Le nombre de plaintes pour viol est en constante augmentation ; il a plus que doublé entre 1985 et 1995, avec un ralentissement de l'augmentation depuis. Cette évolution est attribuée, selon certains, à une augmentation des faits commis, tandis que, pour d'autres, elle révèle plutôt que les femmes portent plainte de plus en plus souvent.

Le viol au cinéma :

Si le viol fait partie de bon nombre de films de guerre et d'action, certains longs métrages l'évoquent comme thème principal en en dénonçant ses conséquences. C'est notamment le cas des films Les Accusés, Vivante, Thelma et Louise ou Irréversible.

Article détaillé : Thème du viol dans le film Thelma et Louise. Les accusées.

Annexes :

Le viol est un acte sexuel imposé par une contrainte physique ou psychologique. C'est une agression sexuelle impliquant spécifiquement une pénétration sexuelle, vaginale, anale ou orale ou pénétration par la main ou un objet.

Le viol constitue un crime dans la plupart des législations ; la tromperie ou le dol constituent en général, comme la violence, un élément appréciateur du viol. En France, le criminel s'expose à une peine allant de 15 ans de prison ferme jusqu'à la prison à perpétuité, tandis qu'aux États-Unis la peine de mort peut être prononcée par le tribunal en cas de viol sur mineur.

Le viol est aujourd'hui désapprouvé dans la plupart des sociétés mais ce n'a pas été toujours le cas et il existe toujours des sociétés où il est toléré, voire non juridiquement défini. Le viol est un crime fréquent et sa prévention comme sa répression connaissent des difficultés dans tous les pays.

FEMMES NE LAISSEZ PAS DETRUIRE VOTRE VIE !

CE SONT EUX LES COUPABLES LES ....

LACHES !

Un acte sexuel imposé par une contrainte physique ou psychologique. C'est une agression sexuelle impliquant spécifiquement une pénétration sexuelle, vaginale, anale ou orale ou pénétration par la main ou un objet.

Le viol constitue un crime dans la plupart des législations ; la tromperie ou le dol constituent en général, comme la violence, un élément appréciateur du viol. En France, le criminel s'expose à une peine allant de 15 ans de prison ferme jusqu'à la prison à perpétuité, tandis qu'aux États-Unis la peine de mort peut être prononcée par le tribunal en cas de viol sur mineur.

Le viol est aujourd'hui désapprouvé dans la plupart des sociétés mais ce n'a pas été toujours le cas et il existe toujours des sociétés où il est toléré, voire non juridiquement défini. Le viol est un crime fréquent et sa prévention comme sa répression connaissent des difficultés dans tous les pays.

http://martineherson.skyrock.com

samedi 2 mai 2009

CHOISIR SA VIE




CHOISIR DE CHANGER EN PROFONDEUR


C'est plus fort que nous ! On se plaint systématiquement, on ressasse sans cesse les mêmes histoires, on n'est jamais satisfaite de son sort...


On passe aussi son temps à courir sans prendre le temps de réfléchir.


On se sent parfois coincé dans des attitudes ou des réactions. Et, à force de tomber dans ces schémas répétitifs, on finit par passer à côté de soi et par oublier que pour changer sa vie, il faut nécessairement changer quelque chose à l'intérieur de soi. Se défaire d'une attitude qui nous colle à la peau n'est pas facile. Inconsciemment, on y tient parce qu'elle nous protège et nous dépasse à la fois.


Aussi, pour changer sa façon de penser, de réagir au quotidien, il ne suffit pas (malheureusement) de le vouloir ! Cela demande un vrai retour sur soi, une prise de conscience qui ne coule pas de source. Pour réussir sa transformation, il faut d'abord essayer de comprendre les raisons pour lesquelles, par exemple on s'agite ou on évite systématiquement le conflit. Quelles sont les pistes à explorer pour avancer ?


Se lancer dans des lectures qui répondent au questions que l'on se pose est la première approche, une amorce : en lisant des informations qui nous concernent, on se retrouve en miroir et on glane des "trucs". Mais ce ne sera pas forcément suffisant. Dans ce cas, il s'agira de mettre en place un travail personnel à travers une thérapie pour comprendre les ressorts les plus enfouis de notre comportement.


C'est un fait : changer en profondeur est une entreprise ardue, parce qu'elle nous demande d'abandonner un mode de fonctionnement bien installé. Chercher un nouvel équilibre donne l'impression de reprendre le contrôle sur sa vie et de se dépasser. Une étape essentielle, car on y gagne l'estime de soi, un sentiment de plénitude et, en retour une attitude beaucoup plus positive des autres à notre égard .Autrement dit, des bases solides pour pouvoir prendre un vrai nouveau départ.


Cette période de réflexion varie selon les individus et leur histoire personnelle. Et si, en plus le changement auquel vous êtes confrontée est subi (rupture, divorce, licenciement...) et que vous le vivez comme un échec, c'est encore plus vrai : vous devrez d'abord dépasser une phase de perte de repères, puis digérer complètement la souffrance endurée avant de pouvoir repenser votre vie. Donc mon conseil (si je peux) est : pas de précipitation, ni de fausse idée sur le sujet. Changer sur un coup de tête, de ville, de conjoint, de métier n'est pas la solution miracle à tous les problèmes.


Pour s'offrir une meilleure vie, il est essentiel de se faire face, honnêtement, sans tricher. Le secret de la réussite passe sans aucun doute par une vraie remise en question. Et le changement ne peut s'enclencher qu'après avoir pris conscience qu'on ne peut vraiment plus continuer comme avant.


Voilà pourquoi, il n'y a pas de timing idéal pour réviser un pan de son existence. Tout dépend d'un déclic très personnel. Au fond, nous sommes les seules à savoir pourquoi et quand amorcer une nouvelle étape de notre vie. Autre point essentiel : il faut apprendre à nourrir sa chance.


"Les personnes chanceuses sont celles suffisament centrées sur leur objectif pour être à l'écoute de tout ce qui va pouvoir l'alimenter".


Merci à mon amie Chantal pour sa jolie photo ! Bises ! Martine