samedi 16 mai 2009

LES BLUFFEUSES MODE D'EMPLOI




Culottées, arracheuses, sans complexes ni remords, elles n’ont pas leur pareil pour nous en mettre plein la vue. Leur devise : « Ca passe, ou ça casse ! ». Et, le plus souvent ça passe. Au boulot, en amour, ou en ville. Pour les reconnaître, les court-circuiter ou les imiter, il faut mettre le paquet.
On a toutes rêvé de tenter un super coup de bluff.

Pour se faire mousser, pour jouer une dernière carte, pour pimenter une vie un peu terne ou pour prendre du galon. Et puis, on a laissé tomber. Trop risqué, pas raisonnable.
Mais quand d’autres montent au créneau et décrochent la timbale, on ressent un méchante pointe d’envie au creux de l’estomac. Et un sérieux sentiment d’injustice. Parce qu’au fond de nous, on restait naïvement persuadée que notre mérite serait récompensé en temps et en heure. Fadaises.
Il peut être temps de réviser nos valeurs. Et s’il n’est pas question de virer à la garce esbroufeuse, on peut quand même forcer la main à son destin pour ne pas faire tapisserie à vie. Dans « La stratégie de l’audace », de Kate White, édition J. C. Lattès, l’auteur explique que les filles bien, celles qui suivent sagement les règles du jeu, voient tous les wagons de la réussite leur passer sous le nez. Contrairement aux « gusty girls », les culottées, qui d’audaces en audaces, font banco partout.

Les 1O tactiques de bases de la bluffeuse :

· On enfreint les règles établies
· On se fixe un objectif unique, clair et défini
· On ne se perd pas dans les détails
· On ne cherche pas à faire l’unanimité
· On marche et on parle comme une gagnante
· On demande exactement ce dont on a besoin
· On fait face au danger
· On suit ses intuitions, les vraies les profondes, celles qu’ on mettrait notre main au feu,
· On prend des risques avec discernement
· On garde à l’esprit que le pour être efficace, le bluff doit juste servir de starter, pas plus.

Démasquer une bluffeuse, rien de plus facile. Et quand elle nous fait méchamment de l’ombre, que ses ficelles sont énormes, ses références très ordinaires et sa réputation un brin douteuse, il ne faut pas supporter ça et passer à l’offensive sans hésiter.

Il faut toujours exiger des précisions. « Il s’appelle comment déjà l’aéroport à Zanzibar ? »

On doit devancer son bluff on la parodiant en public : « Allez, soit sympa, raconte nous la fois ou tu as glissé sur Nicolas Cage en sortant de ta douche. »

On se fait les ongles, on repousse les cuticules, on passe une base durcissante, suive de trois couches de vernis laqué. Ensuite on souffle bien fort pendant qu’elle monologue.

On lui passe de la pommade exagérément « Non, c’est pas vrai ! Sacrée Zaza... »

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